Consommation Responsable | Les Enjeux pour Sauver la Planète

Consommation Responsable, Consommation Responsable | Les Enjeux pour Sauver la Planète

À l’heure où les questions environnementales deviennent de plus en plus présentes dans notre quotidien, il est évident que nos modes de consommation ont un impact durable sur notre environnement. Que ce soit sur notre planète, notre santé, notre économie ou celle des pays producteurs, chacun de nos achats a une répercussion inévitable. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut limiter cet impact à travers une consommation plus responsable. Mais qu’entend-on par ce terme ? Qui est concerné par l’alterconsommation ? Et comment devient-on consommateur responsable ?

Consommation responsable : définition

La consommation responsable, ou alterconsommation, prône un mode de consommation à la fois plus écologique et plus éthique. Elle passe par l’achat d’un produit responsable, quel que soit le type de bien. Et un produit dit « responsable » est un produit qui :

  • présente un impact minimal sur la planète à toutes les étapes de son cycle de vie (jusqu’à son recyclage) ;
  • a été fabriqué de manière éthique (dans des bonnes conditions de travail et de rémunération).

Cela s’applique à l’alimentation, à l’équipement de la maison, à l’habillement et même aux plantes ! Pour faire simple, chaque objet qui passe entre vos mains est concerné par la consommation responsable.

Les dimensions de l’alterconsommation sont donc très larges : environnementales, économiques, ou encore sociales. Il est aujourd’hui difficile de trouver des biens qui intègrent l’ensemble de ces notions. La définition de la consommation responsable va donc dépendre du consommateur devant le rayon :

  • vais-je préférer un avocat certes bio mais qui a parcouru des milliers de km, ou un fruit local issu de l’agriculture conventionnelle ?
  • devrais-je porter ce jean fabriqué par une usine membre de la Fair Wear Foundation, ou m’offrir un pantalon Made In France moins accessible financièrement ?

Consommation durable

Vous avez peut-être déjà entendu parler de consommation durable. Pour autant, ce n’est pas tout à fait la même chose que la consommation responsable. Le premier terme fait référence à l’environnement. On s’approche de la notion de développement durable, ou comment préserver les ressources naturelles de la planète.

La consommation responsable va au-delà et englobe la consommation durable, puisqu’elle tient compte des aspects sociaux et économiques autour du produit. Par exemple, la manière dont celui-ci a été fabriqué et dont les travailleurs ont été rémunérés.

Consommation citoyenne et commerce équitable

Consommer citoyen est une démarche sociale, qui permet de promouvoir le commerce équitable. Ce dernier, défini simplement, tend à réduire les inégalités entre les producteurs des pays en développement et les entreprises des pays développés. En effet, le prix payé pour les produits doit fournir suffisamment de revenus aux producteurs pour qu’ils puissent se nourrir correctement, et accéder aux soins et à l’éducation.

Le commerce équitable est fondé sur le partenariat, ce qui signifie que les intérêts des agriculteurs et des travailleurs sont tout aussi importants que les considérations commerciales des distributeurs. Les travailleurs ont une voix, qu’ils soient organisés en groupes, ou travaillent pour des entreprises où la liberté d’association existe. On équilibre ainsi les rapports de force entre les petits producteurs et les grandes firmes.

Le cahier des charges est défini par un ou plusieurs labels, qui garantissent les conditions de travail et de rémunération des agriculteurs, mais aussi l’exploitation des terres. On peut citer par exemple le label Fairtrade Max Havelaar, ou encore le World Fair Trade Organization (WFTO). En choisissant des produits labellisés commerce équitable, on devient consommateur responsable. On oriente ainsi nos choix de produits en fonction de leur impact environnemental et social.

Les critères pour une consommation dite « responsable »

On l’a vu, la consommation responsable et éthique présente diverses formes. Aussi, on peut considérer qu’un produit est responsable s’il répond au moins à l’un des critères suivants :

  • faible impact sur l’environnement : produit issu de l’agriculture biologique, matières premières renouvelables et/ou à faible empreinte carbone, filières certifiées respectant la biodiversité ;
  • respect des normes sociales et éthiques : pas de travail forcé, conditions de travail décentes, environnement de travail sécurisé, implication et coopération entre communautés locales, respect du bien-être animal ;
  • impact économique positif : rémunération suffisante des travailleurs, création d’emploi dans le bassin local, redistribution des richesses, autonomie économique des producteurs ;
  • respect des normes sanitaires : normes d’hygiène respectées sur le lieu de production, élimination des produits toxiques dangereux pour la santé (pesticides, phtalates, bisphénol A)…

Consommation responsable : qui est concerné ?

On pense souvent que l’on a, en tant qu’individu, la plus grande part de responsabilité dans la situation environnementale. Ou au contraire, on met tout sur le dos des grandes entreprises, alors que leur activité découle directement de notre manière de consommer leurs produits. En réalité, l’ensemble des acteurs de la planète, quel que soit leur statut, peut agir sur les enjeux sociaux et environnementaux. On peut même avoir une action multiple, dans le cadre de notre travail, chez soi et/ou en s’impliquant dans une association.

Particuliers

Même si l’impact sur la planète à notre échelle est minime, nous avons directement la main sur nos modes de consommation. Ainsi, on peut en fonction de plusieurs critères (pouvoir d’achat, sensibilités écologique, éthique, santé) consommer de manière plus responsable. De nombreux pans de l’économie ont été influencés par la volonté des particuliers d’en savoir plus sur l’origine des produits qu’ils et elles consommaient. C’est le cas par exemple des circuits courts en alimentaire, qui permettent de mieux contrôler l’origine de ce qui rentre dans nos assiettes, tout en agissant sur l’économie locale.

Entreprises : l’exemple des Écopreneurs

À une échelle plus large, les entreprises ont aussi un rôle à jouer. Elles doivent tenir compte de critères autres que financiers dans leurs processus d’achats. De plus en plus de services ou de métiers « achats responsables » voient le jour. Cela démontre l’intérêt des sociétés (quelles que soient leur taille) pour cette pratique. L’intérêt grandissant des clients pour les marques éco-responsables a pour conséquence de faire évoluer les mentalités. Le rôle de l’entreprise dans la consommation responsable se joue sur deux niveaux :

  • achats internes : électricité verte, rénovation énergétique ou location de locaux écologiques, fournitures de bureau écologiques…
  • production responsable : choix de fournisseurs et partenaires éthiques, choix des matières premières…

L’intérêt pour l’entreprise est double : bien souvent, des produits éthiques ont une durée de vie supérieure à la moyenne. Et des clients satisfaits sont des clients qui reviennent.

C’est justement ce qui anime notre communauté d’Écopreneurs au quotidien : entreprendre de manière éthique et durable, tout en générant des revenus suffisants. Si vous aussi vous souhaitez donner du sens à votre activité et créer une entreprise qui régénère la planète, jetez un œil à notre programme de formation Écopreneur !

Collectivités

Les collectivités et les instances européennes ont elles aussi leur rôle à jouer en attribuant les investissements publics de manière plus responsable. Les leviers d’action sont multiples :

  • garantir des chaînes d’approvisionnement durables de pays où les droits des travailleurs et la protection de l’environnement sont respectés ;
  • soutenir la transition des pays partenaires vers une économie plus verte ;
  • respecter les règles de lutte contre la pêche illégale ;
  • mettre en place et favoriser les initiatives de gestion des déchets et produits chimiques ;
  • privilégier, lorsque c’est possible, des partenaires locaux et/ou investis dans une démarche responsable et durable.

Consommation Responsable, Consommation Responsable | Les Enjeux pour Sauver la Planète

Comment devenir un consommateur responsable ?

Avant l’achat : réfléchir

La première étape à respecter quand on veut mieux consommer, c’est de moins consommer ! En effet, on doit commencer par une remise en question de nos habitudes de consommation. Ce qui met la planète en difficulté aujourd’hui, c’est la surconsommation de ses ressources naturelles. Il nous faudrait aujourd’hui 3 planètes pour subvenir à nos « besoins ». Or, en réfléchissant justement à ce que représentent réellement nos besoins par rapport à nos envies fugaces, on se rend compte qu’on pourrait largement réduire nos achats sans pour autant rogner sur notre qualité de vie. Cela rejoint le principe du minimalisme, auquel nous avons récemment dédié cet article.

Acheter responsable

Maintenant que votre futur achat est certain, prenez un peu de temps pour trouver l’objet qui vous fera plaisir tout en faisant du bien à l’environnement. Pourquoi ne pas privilégier un producteur local ? Ou une entreprise éco-responsable ? Pour cela, référez-vous aux critères pour une consommation responsable, énoncés un peu plus haut. Certes, un produit éco-conçu ou éthique risque d’être plus cher à l’achat. Mais si vous appliquez les principes vus précédemment, vous devriez acheter moins. Et donc avoir les moyens de consommer mieux.

Utiliser

Vous avez acquis ce bien tant convoité, félicitations ! Maintenant, utilisez-le. La consommation raisonnée, c’est aussi savoir profiter des objets que l’on achète et en prendre soin. Vous devez être également un utilisateur responsable. Il en va de même concernant les ressources à votre disposition. Ainsi, vous devez limiter votre consommation d’énergie (électricité et/ou gaz), d’eau ou d’essence. Vous ferez du bien à votre porte-monnaie, et soulagerez la planète.

Recycler

Peut-être souhaitez-vous vous débarrasser d’un produit qui vous a accompagné sur plusieurs années. Pour autant, est-ce que vous devez le jeter ? Il y a peut-être une seconde vie qui l’attend. Qu’il s’agisse d’un objet électronique, d’un meuble, d’un vêtement ou d’une ustensile, posez-vous les questions suivantes : l’objet est-il hors d’état ou simplement abîmé ? Est-il possible de le (faire) réparer puis de le revendre / le donner ? Pouvez-vous récupérer certaines pièces pour le transformer ou lui donner une deuxième fonction ?

C’est dans cette démarche que proposent 2 de nos Écopreneuses ont lancé leur activité :

  • Gersende Michel réutilise le carton pour créer du mobilier à travers son atelier ooo création ;
  • Clarisse Tappon (Le Scarabée qui Coud) propose des ateliers de couture éco-responsable dans une démarche zéro-déchet, en réutilisant de vieux textiles.

Consommation responsable et alimentation

L’alimentation est un sujet majeur en matière de consommation responsable. Un tiers de la nourriture mondiale est gaspillée, alors que près d’un milliard de personnes ont faim. De plus, l’agriculture de masse est responsable de 20 % des émissions de gaz à effet de serre. En tant que particulier, vous pouvez agir de plusieurs manières pour une alimentation responsable :

  • prenez l’habitude de vérifier la traçabilité des produits que vous achetez ;
  • renseignez-vous sur les marques qui ont une vraie stratégie RSE ;
  • privilégiez le circuit-court, les produits locaux et les fruits et légumes de saison ;
  • limitez (même s’il est parfois difficile de s’en passer) les produits de grand import (les fruits exotiques, les avocats…) ;
  • évitez les produits qui nuisent à la biodiversité (la controversée huile de palme, entre autres) ;
  • pensez à vos repas pour la semaine et partez avec votre liste de courses !
  • renseignez-vous sur le zéro-déchet : il y a certainement des petites actions que vous pouvez mettre en place au quotidien.

Les associations et entreprises investissent aussi la lutte contre le gaspillage alimentaire. On peut citer notamment :

  • Phénix et Too Good To Go, qui mettent en relation commerçants et particuliers prêts à acheter leurs invendus ;
  • Zéro Gaspil®, qui vise à réduire le gaspillage dans les cantines scolaires ;
  • et des centaines d’initiatives individuelles à un niveau local partout en France.

Une alternative à l’achat : la consommation collaborative

Très populaire depuis une dizaine d’années, la consommation collaborative présente une alternative logique aux dépenses des ménages. Démocratisées grâce au développement des technologies de communication, ces nouvelles formes d’économies sont génératrices de lien social. Elles contribuent en plus à la santé financière du pays, et génèrent une baisse des dépenses pour les utilisateurs.

Économie du partage

Airbnb, BlaBlaCar, Bricolib… Autant d’acteurs qui représentent l’économie du partage. Le principe de ces plateformes est de mettre en relation des particuliers pour échanger des biens ou des services. La transaction peut être monnayée ou non. Ainsi, plus besoin d’acheter un véhicule lorsqu’on peut bénéficier d’un prêt sur un week-end ou d’un trajet à moindre coût. De plus, on optimise l’utilisation d’objets qui ne servent qu’occasionnellement (une perceuse ou une brouette par exemple). On peut également citer les incubateurs d’entreprise, comme La Ruche. Ceux-ci mettent à disposition des locaux et un soutien administratif à des entrepreneur·se·s qui démarrent leur activité.

Économie du don

Cette forme de partage rejoint en partie l’action de recyclage. En effet, les objets dont vous ne vous servez plus peuvent trouver un intérêt chez quelqu’un de plus démuni ! On pense à Emmaüs, mais d’autres initiatives sont probablement disponibles près de chez vous. Parmi les plus répandues, on peut également citer Amistock et Dons Solidaires. L’avantage est triple :

  • vous permettez à des ménages en difficulté de s’équiper ;
  • vous offrez une seconde vie à vos produits ;
  • enfin, vous contribuez à l’économie sociale : vous permettez l’emploi ou le réemploi de personnes exclues du marché du travail.

Économie de l’échange

Voici une démarche encore peu répandue mais qui s’intègre dans la mouvance du troc : les banques de temps. Ici, les individus peuvent cumuler des unités (1 unité = 1 minute) en effectuant des tâches. Ils consomment ensuite leurs unités, en faisant appel aux services de quelqu’un d’autre, en fonction de leurs besoins. Cette pratique s’intègre pleinement dans l’Économie Sociale et Solidaire, et permet ainsi de consommer autrement.

Voici des exemples inspirants qui peuvent vous accompagner dans votre transition vers une consommation responsable. Vous avez désormais les cartes en mains pour devenir un alterconsommateur, conscient de son impact futur sur l’environnement. Pourquoi ne pas en profiter pour sensibiliser (sans culpabiliser) votre entourage à cette démarche ? C’est en agissant ensemble que l’on pourra laisser une trace positive et aider à la préservation de notre planète.

5 Responses

  1. Sallenave Anne-Marie dit :

    Bonjour,
    Votre article est très intéressant.
    Je suis moi-même engagée et j’envisage de créer un programme en ligne pour apprendre aux gens à mieux consommer.
    Des conseils à me donner?

    • Bonjour Anne-Marie et merci pour votre commentaire. Les conseils pour une activité en ligne pouraient être très nombreux. C’est un métier en soi. C’est la raison pour laquelle nous avons crée un programme complet pour accompagner les Écopreneurs tels que vous de la préparation de leur projet aux premiers revenus. Rendez vous ici pour plus d’informations ! https://ecopreneur.fr/formation/ N’hésitez pas ensuite à nous contacter pour plus d’informations sur info@ecopreneur.fr

  2. TESSIER Marie-Françoise dit :

    Article très intéressant. Je suis vraiment dans cette démarche là et mon entreprise TROUVAILLES et RENAISSANCE récupère meubles, objets, matériaux de récupération pour en créer de nouveau et les recycler.

  3. Je trouve que cet article est à la fois accessible à tout le monde tout en restantdétaillé Je pense qu’un des moteurs de changement les plus puissants sont les types de groupes créées par l’économie du partage et de la consommation collaborative. Il y a énormément d’objets qui ne nous servent en réalité que peu, et que l’on pourrait simplement emprunter à son voisin. Ce voisin n’a pas forcément besoin d’être véritablement votre voisin, et avec les moyens de communication aujourd’hui il existe énormément de reseaux d’échanges accessibles grâce à internet.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.